Alors pour savoir un peu à qui vous avez affaire :
Je m'appelle ... , j'ai 15 ans et je vis à Bamako depuis Janvier 2004. En fait je suis née à Nantes, ce qui ne m'empêche pas d'être une pure bretonne (on ne recommence pas la question de Nantes en Bretagne, pour moi ça fait partie de la Bretagne historique et géographique, mais pas politique malheureusement). J'ai vécu pendant plus de 10 ans dans la même ville, à mi-chemin entre Nantes et Saint-Nazaire.
Puis, en avril 2003, tout à basculé : l'entreprise où mon père travaillait à menacé de fermer, il lui à alors fallu vite chercher un emploi ailleurs...Coup de bol, mon frère, en poste à Bamako, a été muté à Abidjan justement à cette période. Mon père en a profité pour prendre sa place à Bamako, où c'était resté vacant pendant un petit moment. (En fait ils bossaient tout les deux dans la même boite, avec des filiales dans le monde entier, donc ça a été plus facile pour mon père). Résultat, en juin, mon père est partit vivre à Bamako. Mais au bout d'un mois, il a dit que les conditions de vie étaient assez difficiles, et qu'il valait mieux que ma mère le rejoigne le plus tôt possible.
Il y alors eu un problème, et moi dans tout ça ? J'étais la seule de la famille encore à la maison, et j'étais en 4ème à Savenay. J'ai demandé à ne pas partir avec eux, parce que j'avais peur que le niveau d'étude là-bas soit trop mauvais. On s'est donc décidés : en septembre, je partirais à Nantes, chez une cousine de ma mère, et j'irai en 3ème à la rentrée de septembre 2003 à Chavagnes.
J'ai eu à ce moment là un rythme internat : la semaine chez la cousine, le weekend chez ma s½ur. Mais ça ne s'est vraiment pas bien passé. L'adaptation à la nouvelle école n'a pas été trop difficile, j'ai rapidement eu un petit groupe d'amis, et une prof trop sympa qui m'a soutenue dans les moments difficiles. Mais le pire, c'était la cousine : sa maison, on aurait dit un hôpital, avec des murs roses, oranges et verts, un parquet qui craque à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, sa sale tronche aussi, on aurait pu la croiser dans un desssin animé, elle aurait incarné une sorcière à merveille ! Une vrai tortue sans carapace cette femme ! D'ailleurs dans la famille on la surnomme « tortue-ninja » lol ! Enfin bref, elle m'a fait déprimer, et du coup j'ai arrêté de manger. Elle a cru que j'étais anorexique, et tout est alors allé très vite, elle a appelé ma mère, qui a alors pris le premier avion, et je me suis retrouvée à Bamako en janvier 2004.
Désolée, c'est assez long, j'espère que je vais pas trop vous soûler avec mes histoires. Mais vous inquiétez pas il y aura d'autres articles plus intéressants.